Author: administrateur

Une vision Pas de vote

Que je voudrais te voir, quand la tardive aurore
Annonce le réveil de nos derniers beaux jours !
Ces derniers jours si doux, bien que déjà si courts,
A tes côtés, pour moi, seraient plus doux encore !
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir ! Ici le tiède automne
Déjà de pourpre et d’or teint les ombrages verts ;
Quelque feuille séchée en tombe au gré des airs,
Et j’écoute en rêvant sa chute monotone…
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir, te voir sourire encore
A ces chants imparfaits où se comptait ma voix,
Que la tienne si douce embellit quelquefois…
Tout nouveau sur ma bouche un autre vient d’éclore :
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir, et, tant que le jour dure,
Errer muets tous deux, et, la main dans la main,
Le soir sans nous quitter nous redire : A demain !
Mais seule je m’endors, et tout bas je murmure :
Que je voudrais te voir !

Amable Tastu.

 

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Au temps qui passe… Pas de vote

Aimez-vous le passé

Paul-Jean Toulet

Aimez-vous le passé
Et rêver d’histoires
Évocatoires
Aux contours effacés ?

Les vieilles chambres
Veuves de pas
Qui sentent tout bas
L’iris et l’ambre ;

La pâleur des portraits,
Les reliques usées
Que des morts ont baisées,
Chère, je voudrais

Qu’elles vous soient chères,
Et vous parlent un peu
D’un cœur poussiéreux
Et plein de mystère.

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Envol… Pas de vote

Apprendre à marcher, à danser,

c’est s’écarter des chemins balisés

et rectifier sa démarche pataude,

se faire léger en dépit

de la lourdeur du monde,

savoir respirer

pour soigner son souffle

 

Friedrich Nietzsche.

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Finn Bálor WWE 5/5 (1)

Mi-Ange  Mi-Démon

Qui suis-je vraiment, un ange ou un démon
si mes ailes volent au dessus des montagnes,
attirant souvent les ténèbres comme un aimant.
Si je vis dans l’ enfer sans dépasser ses lignes ?

Je suis  un ange avec des ailes vaines,
Qui vole avec le vent au dessus d’une prairie,
Rêvant des belles contrées derrière les collines,
pour vivre le vrai amour et une  simple vie.

Je suis un ange, né des rêves d’une rose,
beauté qui fuit souvent comme un pleutre,
ne pouvant embellir ni sa vie ni autre chose,
loin du paradis , je reste figé et neutre.

L’âge des anges éternels est bien terminé,
je n’ai alors que porter le lourd fardeau,
de vivre longtemps comme un ange damné,
seul, errant dans l’enfer jusqu’au bout.

Fahtia Nasr.

 

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Tribute to Asuka WWE Pas de vote

La vie est un chemin de croix, un parcours du combattant.
Garder la tête hors de l’eau est un combat à chaque instant.
Force, courage et patience sont nécessaire…
Voilà les qualités que doit avoir une guerrière.

Affronter les épreuves sans se décourager,
Ne pas cesser de se battre pour y arriver…
Pour survivre elle est obligée de le faire;
Telle est la vie d’une guerrière.

Les souvenirs douloureux, il ne faut pas les refouler.
Ils sont présent, nous font mal, mais il nous faut les accepter.
C’est difficile de garder la tête haute au milieu des galères,
Mais avec de la volonté, elle peut le faire cette guerrière.

Quand le danger est moins important elle s’accorde du repos,
Fatiguée d’avoir traverser la terre au galop.
Elle regarde dans l’avenir le chemin qui lui reste à faire
Et soudain, elle perd espoir cette petite guerrière.

Même au cours d’une bataille, il faut se reposer
Mais mieux vaut ne pas lâcher le fil sur lequel on est attaché…
La descente est rapide, remonter est un calvaire
Alors elle a lâcher l’affaire cette ancienne guerrière.

Mais un ange veille sur elle, elle ne peut pas le décevoir.
Alors elle trouve la force de se relever, cherche son espoir.
Il lui faut surmonter la douleur, la peur et la colère
Pour lui prouver qui elle est, elle doit rester une guerrière.

Ne pas se tromper de combat,
C’est important pour savoir ou l’on va.
Le chemin est encore long à faire
Mais pour toi, je serai une guerrière.
Poème de Kayliana

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Motard un jour…. Pas de vote

Le cheval de fer

Contre le vent et part le vent, il chevauchait sa puissante monture.

Casqué et botté, le fier cavalier des temps modernes, filait plus vite que le vent, la liberté à deux roues était son bonheur.

Le soir il lui arrivait de caresser son cheval d’acier, de lui parler, il l’a contemplait, amoureux de ses formes agressives, de sa puissance, ce pur sang se nommait DUCATI.

Le matin, seul avec ” la bête “, il aimait entendre son son rauque et puissant, son moteur vibrait de plaisir, montrant les dents à chaque coup de gaz.

Le dimanche matin, sous un radieux soleil, il sortit sa moto.

La caressant d’un chiffon, contemplant ses reflets sous le soleil, elle était sa fierté, sa passion jamais inassouvie, au grand dame de son épouse. Jalousie, allez-savoir ?

Mais elle comprenait, et fermait les yeux, à chaque fois, inquiète d’un éventuel accident.

Il parti sur les beaux chemins de la côte d’opale, humant l’odeur des grands espaces, faisant corps avec
sa machine, enchaînant virages après virages, tel un rafale plongeant sur sa cible.

Son visage respirait le bonheur, bien à l’abri sous son casque intégral Bell. Le moteur rugissait, grondait, bondissait à chaque remise des gaz. Il prenait un réel plaisir à son guidon.  Une ligne droite et l’aiguille du compte tour allait chatouiller la zone rouge, dans un bruit somptueux et rageur.

Il s’arrêta devant un beau paysage, le temps d’une pause réparatrice. Il était devenu pour un instant, un chevalier de la route égaré dans les couloirs du temps.

Il repris la route enchanteresse, filant tel un météorite, dans l’espace libéré.

De retour au garage, il retira son casque aux couleurs de son idole ” mike Hailwood ” le regard heureux , les sens apaisés, d’avoir su courir la campagne, à la vitesse de l’éclair, sur sa vieille 900 ss mike
hailwood réplica.

Vous avez peut-être deviné, le nom de l’heureux pilote ? mais ne le dite pas à la maréchaussée……

Marc de st point.

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Par monts… Pas de vote

L’éclosion superbe et jeune de ses seins
Pour enchaîner mes yeux fleurit sur sa poitrine.
Tels deux astres jumeaux dans la clarté marine
Palpitent dévolus aux suprêmes desseins.

Vous contenez l’esprit loin des rêves malsains,
Nobles rondeurs, effroi de la pudeur chagrine !
Et c’est d’un trait pieux que mon doigt vous burine,
Lumineuses parmi la pourpre des coussins.

Blanches sérénités de l’océan des formes,
Quelquefois je vous veux, sous les muscles énormes,
Géantes et crevant le moule de mes mains.

Plus frêles, mesurant l’étreinte de ma lèvre,
Vers la succession des muets lendemains,
Conduisez lentement mon extase sans fièvre.

Albert Mérat.

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Escale en Bretagne Pas de vote

Bretagne

José-Maria de Heredia

Pour que le sang joyeux dompte l’esprit morose,
Il faut, tout parfumé du sel des goëmons,
Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ;
Arvor t’offre ses caps que la mer blanche arrose.

L’ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose.
La terre des vieux clans, des nains et des démons,
Ami, te garde encor, sur le granit des monts,
L’homme immobile auprès de l’immuable chose.

Viens. Partout tu verras, par les landes d’Arèz,
Monter vers le ciel morne, infrangible cyprès,
Le menhir sous lequel gît la cendre du Brave ;

Et l’Océan, qui roule en un lit d’algues d’or
Is la voluptueuse et la grande Occismor,
Bercera ton cour triste à son murmure grave.

José-Maria de Heredia, Les Trophées

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Petit âne si doux…. Pas de vote

J’aime l’âne si doux

J’aime l’âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d’un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l’étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L’âne n’a pas eu d’orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l’ombre.
Il est l’âne si doux
marchant le long des houx….

Francis Jammes

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Challenge glacé 5/5 (1)

Le vent polaire fouette férocement mon corps
Des formations de glace apparaissent au moindre souffle
Ma fourrure me couvre comme un maillot de corps
Il fait moins vingt cinq
Mais au cœur de moi
Rougeoie calmement une veilleuse
Où mes pensées pour toi
Dansent à jamais
Prêtes à s’enflammer passionnellement

Fester Bryan, 2006

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Beauté : effeuillage candide 5/5 (1)

Madame, croyez-moi ; bien qu’une autre patrie
Vous ait ravie à ceux qui vous ont tant chérie,
Allez, consolez-vous, ne pleurez point ainsi ;
Votre corps est là-bas, mais votre âme est ici :
C’est la moindre moitié que l’exil nous a prise ;
La tige s’est rompue au souffle de la brise ;
Mais l’ouragan jaloux, qui ternit sa splendeur,
Jeta la fleur au vent et nous laissa l’odeur.
A moins, à moins pourtant que dans cette retraite
Vous n’ayez apporté quelque peine secrète.
Et que là, comme ici, quelque ennui voyageur
Se cramponne à votre âme, inflexible et rongeur :
Car bien souvent, un mot, un geste involontaire.
Des maux que vous souffrez a trahi le mystère,
Et j’ai vu sous ces pleurs et cet abattement
La blessure d’un cœur qui saigne longuement.
Vous avez épuisé tout ce que la nature
A permis de bonheur à l’humble créature,
Et votre pauvre cœur, lentement consumé,
S’est fait vieux en un jour, pour avoir trop aimé :
Vous seule, n’est-ce pas, vous êtes demeurée
Fidèle à cet amour que deux avaient juré.
Et seule, jusqu’au bout, avez pieusement
Accompli votre part de ce double serment.
Consolez-vous encor ; car vous avez. Madame,
Achevé saintement votre rôle de femme ;
Vous avez ici-bas rempli la mission
Faite à l’être créé par la création.
Aimer, et puis souffrir, voilà toute la vie :
Dieu vous donna longtemps des jours dignes d’envie
Aujourd’hui, c’est la loi. vous payez chèrement
Par des larmes sans fin ce bonheur d’un moment.
Certes, tant de chagrins, et tant de nuits passées
A couver tristement de lugubres pensées.
Tant et de si longs pleurs n’ont pas si bien éteint
Les éclairs de vos yeux et pâli votre teint.
Que mainte ambition ne se fût contentée,
Madame, de la part qui vous en est restée.
Et que plus d’un encor n’y laissât sa raison.
Ainsi qu’aux églantiers l’agneau fait sa toison.
Mais votre âme est plus haute, et ne s’arrange guère
Des consolations d’un bonheur si vulgaire ;
Madame, ce n’est point un vase où, tour à tour,
Chacun puisse étancher la soif de son amour ;
Mais Dieu la fit semblable à la coupe choisie,
Dans les plus purs cristaux des rochers de l’Asie,
Où l’on verse au sultan le Chypre et le Xérès,
Qui ne sert qu’une fois, et qui se brise après.
Gardez-la donc toujours cette triste pensée
D’un amour méconnu et d’une âme froissée :
Que le prêtre debout, sur l’autel aboli,
Reste fidèle au Dieu dont il était rempli ;
Que le temple désert, aux vitraux de l’enceinte
Garde un dernier rayon de l’auréole sainte.
Et que l’encensoir d’or ne cesse d’exhaler
Le parfum d’un encens qui cessa de brûler !
Il n’est si triste nuit qu’au crêpe de son voile
Dieu ne fasse parfois luire une blanche étoile,
Et le ciel mit au fond des amours malheureux
Certains bonheurs cachés qu’il a gardés pour eux.
Supportez donc vos maux, car plus d’un les envie ;
Car, moi qui parle, au prix du repos de ma vie.
Au prix de tout mon sang. Madame, je voudrais
Les éprouver un jour, quitte à mourir après.

Félix Arvers.

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Paysages : Rock and not roll Pas de vote

La tribu prophétique aux prunelles ardentes
Hier s’est mise en route, emportant ses petits
Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.

Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
Le long des chariots où les leurs sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret des chimères absentes.

Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
Les regardant passer, redouble sa chanson ;
Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,

Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L’empire familier des ténèbres futures.
Bohémiens en voyage
Poèmes de Charles Baudelaire

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Modèle sarah danse Pas de vote

Dansez, les petites filles,
Toutes en rond.
En vous voyant si gentilles,
Les bois riront.

Dansez, les petites reines,
Toutes en rond.
Les amoureux sous les frênes
S’embrasseront.

Dansez, les petites folles,
Toutes en rond.
Les bouquins dans les écoles
Bougonneront.

Dansez, les petites belles,
Toutes en rond.
Les oiseaux avec leurs ailes
Applaudiront.

Dansez, les petites fées,
Toutes en rond.
Dansez, de bleuets coiffées,
L’aurore au front.

Dansez, les petites femmes,
Toutes en rond.
Les messieurs diront aux dames
Ce qu’ils voudront.

Victor Hugo, De l’art d’être grand-père

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Paysages : canal latéral à la Garonne Pas de vote

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
L’invitation au voyage

Poèmes de Charles Baudelaire

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Modèle : Sabrina 5/5 (1)

A ma femme endormie

Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l’univers
De désastres et d’incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.

Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d’acier ou de cuivre
Ou d’or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C’est que je me hâte de vivre.

Et puis tu m’aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire ;
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégâts,
Oue dans ta vie a faits leur père.

Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d’eux, tu dors aussi,
Ayant oublié, le souci
De tout travail, de toutes dettes.

Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l’univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.

Charles CROS (1842-1888)

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Faune : copain ugo mon chien Pas de vote

J’ai vu au fond de tes yeux et de ton regard
L’amour qu’on ne lit nulle part
Que tu voudrais dire mais tu ne peux pas
Souvent j’y ai vu la tendresse
Mais aussi la tristesse
Pour un reproche que tu ne méritais pas
Ou simplement que tu ne comprenais pas
Mais j’y ai vu surtout l’amour
Que tu me donnes jour après jour
Un amour qui ne demande rien
Rien qu’une caresse de la main
Je sais bien que tu n’es qu’un chien
Mais ton amour vaut bien celui des humains
Tu donnes sans demander même ta vie s’il le fallait
Alors moi, j’ose dire que je t’aime
Que je t’aime autant qu’un humain
Même si on dit que tu n’es qu’un chien
Un jour, hélas ! tu partiras
La mort, un jour, t’emportera …
Alors rien que d’y penser
Mon cœur commence à regretter
De ne savoir te dire les mots
Que tu ne comprendrais pas
Mais que j’espère, dans mes yeux
Ce jour là, tu liras …
Et que moi, pauvre humain
Je saurai te faire comprendre l’Amour
D’un homme pour son « chien ».

Eléna (12/03/2012)

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Modèle : visage Pas de vote

J’aime le souvenir de ces époques nues,
Dont Phoebus se plaisait à dorer les statues.
Alors l’homme et la femme en leur agilité
Jouissaient sans mensonge et sans anxiété,
Et, le ciel amoureux leur caressant l’échine,
Exerçaient la santé de leur noble machine.
Cybèle alors, fertile en produits généreux,
Ne trouvait point ses fils un poids trop onéreux,
Mais, louve au cœur gonflé de tendresses communes,
Abreuvait l’univers à ses tétines brunes.
L’homme, élégant, robuste et fort, avait le droit
D’être fier des beautés qui le nommaient leur roi ;
Fruits purs de tout outrage et vierges de gerçures,
Dont la chair lisse et ferme appelait les morsures !

Le poète aujourd’hui, quand il veut concevoir
Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir
La nudité de l’homme et celle de la femme,
Sent un froid ténébreux envelopper son âme
Devant ce noir tableau plein d’épouvantement.
Ô monstruosités pleurant leur vêtement !
Ô ridicules troncs ! Torses dignes des masques !
Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasques,
Que le dieu de l’utile, implacable et serein,
Enfants, emmaillota dans ses langes d’airain !
Et vous, femmes, hélas ! Pâles comme des cierges,
Que ronge et que nourrit la débauche, et vous, vierges,
Du vice maternel traînant l’hérédité
Et toutes les hideurs de la fécondité !

Nous avons, il est vrai, nations corrompues,
Aux peuples anciens des beautés inconnues :
Des visages rongés par les chancres du cœur,
Et comme qui dirait des beautés de langueur ;
Mais ces inventions de nos muses tardives
N’empêcheront jamais les races maladives
De rendre à la jeunesse un hommage profond,
– À la sainte jeunesse, à l’air simple, au doux front,
À œil limpide et clair ainsi qu’une eau courante,
Et qui va répandant sur tout, insouciante
Comme l’azur du ciel, les oiseaux et les fleurs,
Ses parfums, ses chansons et ses douces chaleurs !
J’aime le souvenir de ces époques nues

Poèmes de Charles Baudelaire

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4/5 (1) Flore : yellow flower


Fleurs arrosées
Par les rosées
Du mois de mai,
Que je vous aime !
Vous que parsème
L’air embaumé !

Par vos guirlandes,
Les champs, les landes
Sont diaprés :
La marguerite
Modeste habite
Au bord des prés.

Le bluet jette
Sa frêle aigrette
Dans la moisson ;
Et sur les roches
Pendent les cloches
Du liseron.

Le chèvrefeuille
Mêle sa feuille
Au blanc jasmin,
Et l’églantine
Plie et s’incline
Sur le chemin.

Coupe d’opale,
Sur l’eau s’étale
Le nénufar ;
La nonpareille
Offre à l’abeille
Son doux nectar.

Sur la verveine
Le noir phalène
Vient reposer ;
La sensitive
Se meurt, craintive,
Sous un baiser.

De la pervenche
La fleur se penche
Sur le cyprès ;
L’onde qui glisse
Voit le narcisse
Fleurir tout près.

Fleurs virginales,
A vos rivales,
Roses et lis,
Je vous préfère,
Quand je vais faire
Dans les taillis
Une couronne
Dont j’environne
Mes blonds cheveux,
Ou que je donne
A la Madone
Avec mes vœux.

Louise Colet.

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Modèle : Dark Angel 5/5 (1)

Mon ange a reployé ses ailes
Et dort glacé sous un linceul ;
Coulez, ô larmes éternelles,
Car ici-bas je reste seul.

Ô chère ombre au ciel envolée,
Chaque nuit sous les noirs cyprès
Versant des pleurs sur ton blanc mausolée,
Je viens épancher mes regrets.

Cette douce sœur de mon âme,
Pour charmer mon cœur attristé,
Me parlait encore de sa flamme
Sur le seuil de l’éternité.

Ô chère ombre au ciel envolée,
Chaque nuit sous les noirs cyprès
Versant des pleurs sur ton blanc mausolée,
Je viens épancher mes regrets.

Si jusqu’à toi, de cette terre
S’élève mon chant désolé,
Sois attentive à ma prière
En ton beau royaume étoilé.

Ô chère ombre au ciel envolée,
Chaque nuit sous les noirs cyprès
Versant des pleurs sur ton blanc mausolée,
Je viens épancher mes regrets.

François-Marie Robert-Dutertre.

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Paysage : Bretagne Pas de vote

Au bord de la mer

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l’air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l’éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j’irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

Théophile GAUTIER (1811-1872)

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