Non classé

Une vision Pas de vote

Que je voudrais te voir, quand la tardive aurore
Annonce le réveil de nos derniers beaux jours !
Ces derniers jours si doux, bien que déjà si courts,
A tes côtés, pour moi, seraient plus doux encore !
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir ! Ici le tiède automne
Déjà de pourpre et d’or teint les ombrages verts ;
Quelque feuille séchée en tombe au gré des airs,
Et j’écoute en rêvant sa chute monotone…
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir, te voir sourire encore
A ces chants imparfaits où se comptait ma voix,
Que la tienne si douce embellit quelquefois…
Tout nouveau sur ma bouche un autre vient d’éclore :
Que je voudrais te voir !

Que je voudrais te voir, et, tant que le jour dure,
Errer muets tous deux, et, la main dans la main,
Le soir sans nous quitter nous redire : A demain !
Mais seule je m’endors, et tout bas je murmure :
Que je voudrais te voir !

Amable Tastu.

 

Noter cet Article

Par monts… Pas de vote

L’éclosion superbe et jeune de ses seins
Pour enchaîner mes yeux fleurit sur sa poitrine.
Tels deux astres jumeaux dans la clarté marine
Palpitent dévolus aux suprêmes desseins.

Vous contenez l’esprit loin des rêves malsains,
Nobles rondeurs, effroi de la pudeur chagrine !
Et c’est d’un trait pieux que mon doigt vous burine,
Lumineuses parmi la pourpre des coussins.

Blanches sérénités de l’océan des formes,
Quelquefois je vous veux, sous les muscles énormes,
Géantes et crevant le moule de mes mains.

Plus frêles, mesurant l’étreinte de ma lèvre,
Vers la succession des muets lendemains,
Conduisez lentement mon extase sans fièvre.

Albert Mérat.

Noter cet Article

Translate »
Défiler vers le haut